Freelances, salons et nouvelles synergies

 

Nous n’avions pas publié d’article depuis quelques temps. Et pour cause : Cette crise sans précédent aura forcé le secteur de la coiffure à  accélérer sa mutation. En attendant les chiffres officiels, nous nous risquons à dresser un bilan de la coiffure à aujourd’hui.

 

 

Les freelances

 

Ils étaient déjà plus de 25 000 avant la crise. Et à vue de nez, de nombreux gérants de salon fermés et d’employés licenciés ont passé le pas de la coiffure à domicile. Ce métier a été longtemps ignoré par les grands acteurs de la coiffure. Mais prés d’un tiers de la profession travaille maintenant à domicile. Cette nouvelle organisation du marché fait bouger les lignes. Les coiffeurs à domicile deviennent de plus en plus séduisants pour  les fournisseurs historiques, mais aussi pour de nombreuses startups, qui leur proposent de nouveaux services.  Indépendants par essence, les freelances sont peu intéressés  par les propositions de franchise pour le domicile. Leur nombre croissant constitue désormais un enjeux majeur pour tout le secteur . Seul bémol : le statut juridique utilisé . Il est en grande majorité en Microentreprise pour les coiffeurs à domicile. Ceci limite leur capacité à œuvrer telle une réelle entreprise.

 

 

Les salons

 

Une étude Wavy annonce 3% de salons définitivement fermés pour 2020 et 2021. Très sincèrement, nous pensons que ce chiffre est sous-estimé. On ne se risquera pas à faire d’évaluation macabre, mais les tendances d’avant la crise ne font que se confirmer : De plus en plus de coiffeur freelance, et de moins en moins de salons. Et les problèmes historiques de recrutement s’accentuent. Les réformes de la Formation n’aura que peu d’impact sur cette problématique systémique.  Ce que l’on sait, par notre veille sur les réseaux sociaux ceux qui ont survécu sont plus numérisés et  ont moins d’employés. Certains ont même fait le pas vers la coiffure à domicile. De nombreux gérants coiffeurs s’autorisent aussi de fermer leur salon un jour ou deux dans la semaine. Si on tient compte de la mouvance de la fermeture les samedis, ça laisse beaucoup d’espaces inoccupés, et non rentabilisés. Une nouvelle valeur disponible à l’optimisation.

 

 

Le coworking

 

Salon partagé, location de fauteuil, partage d’espace ou encore partage de clientèle , autant de termes qui illustrent le coworking aujourd’hui dans la coiffure . De nombreuses propositions sont arrivées pendant cette crise. Ces termes peinent encore à définir ce qu’est le coworking de la coiffure en France. Bien qu’inspiré du modèle nord-américain, le cadre juridique en est bien différent. Ceux qui travaillent à créer ces nouvelles interactions écrivent la jurisprudence qui sera la base du futur d’une partie de la profession. Des lieux dédiés à 100% à la location d’espaces permettent une contractualisation juridiquement sans faille. Les salons qui souhaitent partager leurs espaces vacants ont aussi l’opportunité de faire appel à des intermédiaires qui rendent aussi possible la location de fauteuils libres. Une façon de contourner les risques juridiques pour les salons, avec des contrats clés en mains. Par l’optimisation des espaces inoccupés, le coworking apporte confort de travail pour les freelances qui souhaitent limiter leur déplacement. Il offre aussi une nouvelle source de revenus aux salons ayant un espace vacant. Plus de détails sur le  coworking par ici !

 

 

En conclusion

 

La coiffure traverse cette crise de manière égale à la plupart des autres corps de métiers. Ce secteur avait entamé sa transition numérique juste avant que le monde soit mis en suspens. Elle devrait donc rebondir de la meilleure manière. Mais il y aura un avant et un après, à n’en pas douter. Les règles de la profession sont en instance de mise à jour avec des acteurs comme Amazone qui a ouvert un salon à Londres, ou encore l’explosion de Planity, qui redistribue les cartes de la visibilité sur le web. Quelle soit bonne ou mauvaise, cette mutation en marche pousse à plus de libéralisme. Et nous prenons aujourd’hui le paris de la prochaine mutation de la coiffure : La révolution juridique!